Quand la course au scoop touche la vulgarisation des sciences

Sciences & Avenir est l’un de ces journaux de vulgarisation scientifique qui, malheureusement, donne parfois dans le sensationnalisme. C’est toujours un peu décevant de s’apercevoir que, pour certains journalistes ou rédacteurs en chef, le public ne peut s’intéresser aux sciences que si celles-ci sont spectaculaires et ceux qui les pratiquent — les scientifiques — sont soit des héros, soit des « vilains ». On comprend que, la crise de la presse écrite aidant, les journaux veuillent attirer le lecteur ; ou ne pas le faire fuir, comme les positions plus qu’ambiguës de S&A sur les OGM le suggèrent. On comprend aussi que les journalistes, précarisés comme ils le sont, doivent écrire plus et plus vite ; ce qui nuit au travail journalistique : pas de lecture critique, pas de recoupage des sources… Tout cela conduit à publier des articles dont le moins que l’on puisse dire est qu’il aurait mieux valu qu’ils n’existent jamais. Et puis, quoi de mieux pour s’assurer un minimum d’audience que de coller à l’actualité, quitte à recopier ou paraphraser les communiqués de presse sans faire les vérifications minimales ? L’article de S&A en question, titré « Zika : la piste des pesticides pour les microcéphalies ? »1 présente plusieurs de ces problèmes. On est en droit d’attendre un peu mieux d’un magazine ou d’un site qui prétend vulgariser la science. À tout le moins, on est en droit d’attendre d’un tel site qu’il ne relaie pas des rumeurs potentiellement dangereuses, surtout que le magazine est probablement lu dans des zones où le virus a été identifié, comme la Polynésie Française, la Guyane Française, la Guadeloupe et la Martinique2.

La lecture de l’article pose en effet question : par exemple, que vient faire Monsanto dans tout ça ? Il n’y a qu’une raison à cela : créer la sensation, attirer le chaland. À voir les réactions sur la page Facebook de S&A, cette stratégie a réussi. Bon, elle ne contribue en rien à la compréhension de la science et de la démarche scientifique ; mais je suppose que ce n’est pas le souci premier du magazine. Quant à Monsanto et cette affaire, j’y reviendrais plus bas.

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Mais revenons à nos moutons, ou plutôt, en l’occurrence, à nos moustiques.

Que dit l’article de S&A ? Qu’un larvicide, le pyriproxyfène, utilisé dans la lutte contre les moustiques serait la cause des microcéphalies observées au Brésil. Ce larvicide est en fait une hormone juvénile qui empêche les insectes de passer du stade larvaire au stade adulte, et donc de se reproduire. A priori, cette hormone serait donc un outil plutôt utile dans la lutte contre le virus Zika, la dengue, le chykungunya ou toute autre maladie véhiculée par ces moustiques. Or, il se trouve qu’une organisation argentine, PCST, estime dans un rapport que les cas de microcéphalies observés sont dus non pas, comme c’est actuellement suspecté, au virus Zika, mais à l’utilisation du pyriproxyfène. L’article de Sciences & Avenir comporte notamment ce paragraphe :

Mais, alors que l’inquiétude gagne les pays où ce moustique est présent – dont la France – et que la recherche d’un vaccin contre zika a été accélérée, une question pointe : est-ce bien ce virus qui cause ces malformations et est-on sur la piste du vrai coupable ? Deux organisations indépendantes de médecins au Brésil et en Argentine en doutent fortement et l’ont fait savoir via les sites theecologist.com et Red Universitaria de Ambiente y Salud. L’association brésilienne pour la santé collective Abrasco et l’organisation argentine PCST (« Physicians in the Crop-Sprayed Towns », qu’on pourrait traduire par « médecins des zones urbaines de pulvérisation agricole ») désignent un tout autre responsable : le pyriproxyfène.
Leurs arguments sont nombreux (l’emphase est de moi, NdA). Depuis la fin 2014, pour endiguer l’épidémie de dengue véhiculée par le même moustique-tigre, le gouvernement brésilien injecte dans les réservoirs collectifs d’eau de pluie destinés à la consommation courante humaine du nord-est du pays ce larvicide mis au point par la compagnie japonaise Sumitomo chemical, partenaire de Monsanto. Une procédure autorisée par l’OMS qui en réglemente les quantités à utiliser. Inhibiteur de croissance, le pyriproxyfène empêche en effet le développement des larves de moustique. Or, les médecins d’Abrasco établissent un parallèle direct entre les symptômes que cet insecticide provoque chez les moustiques et les malformations des nouveaux-nés dans les régions où l’eau potable a été traitée. Assurant s’appuyer sur les cas recensés par les autorités sanitaires, ils pointent également le fait que le Nord-est du Brésil est la seule région à connaître une telle flambée de cas de microcéphalies. Il y en aurait 30 fois plus qu’au Nord et au moins 300 fois plus qu’au sud selon leurs chiffres.

Les derniers paragraphes de l’article rendent compte du scepticisme des autorités quand à cette hypothèse sans pour autant détailler les raisons de ce scepticisme. Quand au paragraphe sus-cité, il reprend quasiment mot pour mot un article de Second Nexus3 en le traduisant, mais sans le citer. Et il y a cette phrase : « Les arguments sont nombreux ». Il est tout-à-fait possible de convoquer une tripotée d’arguments pour nier l’existence du changement climatique anthropogénique ou pour affirmer que la Terre existe depuis 6000 ans et que l’Évolution n’existe pas. Il y a même des gens qui font ça tous les jours. Pour autant, la quantité des arguments ne dit rien quand à leur qualité. Et pour juger de celle-ci, il faut prendre le temps d’examiner chaque argument. Un travail qui n’a pas été fait dans cet article de S&A.

Quelque mots sur le « rapport » de PCST4, maintenant. Tout d’abord, ce rapport fait six pages, ce qui est peu. Le pyriproxyfène y est qualifié de « poison chimique », Monsanto, comme je l’ai écrit plus haut, y est mentionné au passage (dans une note en bas de page, contrairement à ce qui a été lu sur S&A ou sur Libération5), comme si cette entreprise avait un quelconque rôle eu égard à la problématique du Zika et des microcéphalies. Il semble vraiment y avoir une monomanie générale par rapport à cette compagnie ; si ça continue, quelqu’un va bientôt blâmer Monsanto pour une marée noire, et, tant qu’on y est, un tremblement de terre ou un raz-de-marée… Bref… Il y a, bien évidemment, tout un laïus sur les moustiques OGM lachés par Oxitec au Brésil, ou sur le fait qu’il y a des similitudes entre les génomes d’Aedes egypti et humain. On pourrait détailler cela point par point… Et montrer à S&A comment est fait un travail de journaliste scientifique, parce qu’ils n’ont pas trop l’air d’être au courant. Évacuons très vite la question de la similitude des génomes, parce que, en biologie, une telle assertion est un truisme. Tout d’abord, les auteurs du communiqué affirment que le processus de développement du moustique et d’un mammifère sont proches. Il me semble évident que cet argument est à tout le moins spécieux. Oui, certains insectes, comme la drosophile, sont utilisés comme modèles pour comprendre le développement. Mais ce sont ce que l’on pourrait appeler des modèles moléculaires : comprendre certains phénomènes à un niveau d’organisation ne préjuge en rien de leur rôle au sein d’un organisme entier. Il existe des exemples de voies de signalisations partagées par la levure S. cerevisiæ et les mammifères, par exemple, dont les effets dans un organisme ou dans l’autre sont tout-à-fait opposés (les voies de signalisation dépendantes des gènes RAS, par exemple). C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle leur argument comme quoi 60 % des génomes humains et de moustiques est fallacieux. L’autre étant que ce nombre, en soi, ne veut rien dire : est-ce que nos « médecins » parlent du type de gènes ? Auquel cas cette affirmation n’est pas en soi surprenante, ou est-ce qu’ils parlent de l’identité au niveau de la séquence ? On ne sait pas.

Le pyriproxyfène, un « poison chimique » ?

C’est un affirmation péremptoire, très générale et, pour tout dire, un petit peu pléonasmique : tout poison est un produit chimique et tout produit chimique n’est pas forcément un poison. Et, pour ceux qui me lisent et qui pensent que le « bio » est sain parce que dépourvu de produits chimique : tout est produit chimique sur cette planète, l’eau que vous buvez, l’air que vous respirez, ce que vous mangez. Si vous êtes « contre les produits chimiques », vous êtes contre ce qui vous fait vivre. Çà ? C’est fait.

Ceci étant, tout produit chimique peut avoir des effets néfastes, c’est particulièrement vrai pour les pesticides, destinés à tuer, d’une façon ou d’une autre, des nuisibles — en l’occurence des moustiques vecteurs de maladies pas franchement bégnines. La question de la toxicité du pyriproxyfène pour les humains mérite donc d’être posée. Et elle l’a été, par le fabricant6 ; c’est une obligation légale si il veut espérer voir son produit commercialisé[^AMM]. L’OMS a des directives concernant son ajout dans l’eau potable7 et a un rapport toxicologique sur ce composé8.

Le pyriproxyfène est un analogue d’une hormone juvénile présente chez les insectes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est utilisé : il empêche certains d’entre eux d’atteindre leur forme adulte et donc de se reproduire. Il semble que, en se basant sur ce mode d’action, PCST en conclue que cette hormone pourrait être responsable des malformations intra-utérines attribuées au virus Zika et que, étant un analogue d’une hormone, le pyriproxyfène serait donc un perturbateur endocrinien chez les mammifères. C’est certainement vrai pour certains insectes, c’est même la raison pour laquelle il est utilisé. Les données toxicologiques montrent que le pyriproxyfène est très peu toxique pour les vertébrés. De plus il ne semble y avoir ni mutagénécité ni tératogénicité associée à cette molécule. En résumé, chez les rats la dose létale 50 (dose à laquelle 50 % des rats traités meurent, une variable qui donne une idée de la toxicité aigüe) est de plus de 5000 mg/kg par voie orale et de plus de 2000 mg/kg par voie cutanée. Les « plus » que j’ai mis en gras ici veulent dire les toxicologues n’ont pas mesuré de quantité plus haute. Et donc qu’ils ne sont probablement pas arrivés à observer la dose létale 50. À titre de comparaison, la dose létale 50 du sel de table pour un rat est de 3 g/kg par voie orale : la toxicité aigüe du sel de table est plus importante que celle du pyriproxyfène. Voilà pour le poison.

Le principal argument des « médecins » de PCST sur la toxicité du pyriproxyfène concerne la toxicité sur la reproduction et la croissance. Qu’en est-il chez les mammifères ? Là aussi, il semble qu’elle soit faible. L’OMS cite trois types d’études : des études de segment 1, qui mesurent la toxicité sur la reproduction au début de la grossesse et des études de segment 3 qui mesurent cette toxicité à la fin de la grossesse et durant la lactation et enfin des études sur deux générations :

   Segment       1    Segment      3    Deux générations
NOAEL, toxicité maternelle (mg/kg)    n/a    100    1000
NOAEL, effets sur la reproduction (mg/kg)    n/a    300    n/a

 

Dans le tableau ci-dessus, NOAEL ou « No Adverse Effects Level » est la dose maximum à laquelle aucun effet néfaste, quel qu’il soit, n’est observé et « n/a » signifie qu’aucune toxicité n’a été observée. L’OMS conseille d’utiliser une concentration maximum de 0,01 mg/L dans l’eau potable. En supposant que le Brésil suit ces recommandations (et il n’y a pas de raisons de ne pas le faire), une femme de 60 kg aurait besoin d’absorber 18 000 mg de pyriproxyfène par jour, ou boire 1,8 million de litres d’eau par jour pour qu’un effet sur la fin de grossesse soit visible. Quand aux effets néfastes sur le développement testés sur des lapins et des rats, l’étude de l’OMS n’a identifié aucun effet tératogénique (soit une toxicité entraînant une malformation des fœtus). À 500 mg/kg/jour, aucune neurotoxicité n’est observée.

Ce pesticide ne semble donc pas avoir d’effet majeur sur la reproduction des vertébrés et encore moins d’effets neurotoxiques, du type de ceux causés par le virus Zika. PCST note que, lors de l’épidémie de Zika antérieure, en Polynésie Française, où le pyriproxyfène n’est pas utilisé, aucun cas de microcéphalie n’a été identifié. C’est d’ailleurs cette raison, outre peut-être le fait que le fabricant de cette molécule a une relation commerciale avec Monsanto9, pour laquelle PCST a publié ce communiqué. Sauf que cet argument est faux : il y a bien eu des cas de microcéphalies concomitants à l’épidémie de Zika en Polynésie10. Leur hypothèse est donc invalidée :

  • le pyriproxyfène est très peu toxique pour les mammifères et ;
  • la Polynésie Française n’utilise pas de pyriproxyfène11 mais l’épidémie de Zika y a quand même causé des microcéphalies.

Le « storytelling » anti-OGM revient par la fenêtre

L’une des théories de la conspiration quand à l’apparition du Zika au Brésil a été le lâchage de moustiques mâles génétiquement modifiés pour limiter les populations de moustiques porteurs de Dengue, Zika ou autre. Cette théorie a été promptement réfutée du fait que la corrélation soi-disant observée n’en était pas une : la ville mentionnée par les anti-OGM comme lieu du lâchage n’était pas celle où le lâchage a effectivement eu lieu12. En outre, comme écrit plus haut, l’épidémie de Zika observée n’était pas la première. Les épidémies antérieures ne pouvaient pas non plus être corrélées à un lâchage de moustiques OGM : de lâchage, en Polynésie, il n’y en eu point. L’argument, donc, change : les moustiques OGM ne peuvent être accusés d’être à l’origine de l’épidémie de Zika. À la place, PCST affirme que pour que ces moustiques OGM soient efficaces contre les populations vectrices de maladies il faut favoriser les conditions de leur rencontre avec les moustiques sauvages ; ce qui reviendrait à favoriser les conditions de reproduction desdits moustiques sauvages et donc risquer d’augmenter l’incidence de l’épidémie de Zika. On a peine à croire que ceux qui, soit parce qu’ils militaient contre l’introduction de ces moustiques OGM, soit parce qu’ils dénoncent l’utilisation de mesures destinées à limiter le nombre de ces moustiques — deux mesures dont l’application conduit au contrôle, et peut-être à l’élimination de l’épidémie de Zika — accusent les moustiques OGM de risquer de favoriser l’extension de la maladie. C’est à tout le moins spécieux. Et même franchement malhonnête : le lâchage de moustiques OGM pour diminuer la population de vecteurs de maladies n’est pas contradictoire avec les autres mesure prophylactiques. Au contraire : limiter les lieux de reproductions des moustiques, tout comme limiter le nombre d’adultes sauvages (du fait de l’usage du pyriproxyfène) pourrait augmenter l’impact des moustiques OGM. L’argument de PCST comme quoi pour que les moustiques OGM soient efficaces, il faudrait favoriser la reproduction de la population sauvage ne tient donc pas. D’ailleurs, en réfléchissant cinq minutes, on voit bien que l’impact des moustiques OGM est augmenté par l’importance de leur sous-population au sein de la population de moustiques sauvages. Ce que les médecins de PCST imaginent comme des mesures nécessaires pour optimiser l’efficacité des moustiques OGM ne ferait que diminuer celle-ci. D’ailleurs, cette proposition conduit à se demander si ces médecins ont une bonne compréhension des sujets qu’ils abordent. Il est permis d’en douter. À moins bien sûr qu’ils pensent que les moustiques OGM ont besoin de ces conditions pour se reproduire. C’est oublier l’une des raisons de l’introduction de ces moustiques : leur descendance n’est pas viable. Leur proportion au sein de la population sauvage ne peut donc augmenter, à moins d’ajouter — artificiellement — plus de moustiques. Apparemment, les médecins de PCST ont oublié ce fait plutôt important. Central, même : c’est la raison pour laquelle ces moustiques OGM sont utiles.

En guise de conclusion…

Il me paraît que Sciences et Avenir a pleinement joué à contre-emploi ici : au lieu de vulgariser la science, l’article sujet de cette note a fait la part belle au sensationnalisme en citant, sans prendre aucune distance critique, un communiqué (et pas une étude) d’un groupe dont le sérieux est plus que sujet à caution. C’est regrettable et irresponsable, parce que Zika est présent dans des zones où Sciences & Avenir est lu. On m’opposera que le pyriproxyfène n’est en général pas utilisé par les autorités sanitaires françaises. Certes. Ceci étant, le débat autour du pyriproxyfène qui, à l’heure où j’écris ces lignes a été tranché — pas en faveur des élucubrations de PCST — n’est qu’une partie du problème : des anti-OGM aux anti-vaccins, en passant par des homéopathes qui se proposent de traiter des infections à Ebola, ce type de posture conspirationniste s’appuie uniquement sur des présupposés idéologiques. Et, triste mais réelle ironie, au lieu de sauver des vies et de libèrer de tel ou tel joug, conduit certaines personnes à avoir des comportements dont le résultat est tragique (mort d’enfants ou de nourrissons qui ne l’auraient pas été s’ils avaient été vaccinés, cécité due à la carence en vitamine A du fait de l’opposition des anti-OGM contre le riz doré…) ou jettent certains ou certaines dans les bras de charlatans qui leur proposeront des traitements dont la principale conséquence est de diminuer significativement la qualité de vie de leurs ~~clients~~ « patients », sans parler, là encore, des risques pour la santé que de tels « traitement » peuvent induire…

C’est d’autant plus regrettable que dans d’autres articles sur le même sujet, S&A fait plutôt bien sont travail, comme cet entretien le montre. Je me demande si ce n’est pas ici un exemple de ce que les journalistes scientifiques aux États-Unis appellent (« false balance » ou « faux équilibre » en français)13. L’autre hypothèse est que la ligne éditoriale à S&A est plutôt lâche…


  1. http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160215.OBS4703/zika-la-piste-des-pesticides-pour-les-microcephalies.html 
  2. Et, de fait, Zika est trouvé dans les territoires français d’Amérique du Sud. Le résumé du 21 avril 2016 de l’institut de veille sanitaire est clair à ce sujet: « L’épidémie de Zika en Martinique se poursuit. Une légére augmentation des indicateurs de surveillance du Zika est enregistrée pendant la deuxième semaine d’avril (S2016-15), mais ceux-ci s’avèrent inférieurs aux semaines ayant précédées les vacances scolaires de Pâques. La Martinique est placée en phase 3a du Psage « phase épidémique appelant des mesures de gestion habituelles » depuis le 20 janvier 2016. Les indicateurs épidémiologiques montrent une augmentation du nombre de cas cliniquement évocateurs et de confirmations biologiques en Guadeloupe et à Saint Martin. Cette évolution de la situation va être soumise à l’appréciation du Cemié. Saint-Barthélemy est toujours placé en phase 1c du Psage : « absence de cas autochtone, pas de circulation virale détectée ». En Guyane, l’épidémie se poursuit sur les secteurs du littoral guyanais et de l’Oyapock (phase 3 du Psage). La situation reste inchangée sur le Maroni et le secteur de l’Intérieur-Est avec une transmission autochtone débutante (phase 2 du Psage) ». 
  3. http://secondnexus.com/ecology-and-sustainability/zika-is-not-to-blame/ 
  4. http://www.reduas.com.ar/wp-content/uploads/downloads/2016/02/Informe-Zika-de-Reduas_TRAD.pdf 
  5. http://www.liberation.fr/planete/2016/02/17/microcephalies-zika-ou-insecticide-qui-est-le-coupable_1433741 
  6. http://icup.org.uk/reports%5CICUP886.pdf On pourra m’objecter qu’il y a un conflit d’intérêt évident ici. Il est tout-à-fait possible qu’un producteur de pesticides veuille « tricher », mais la veille sanitaire est là pour prévenir ce genre de comportements. Elle est d’ailleurs utile pour découvrir des problèmes que les études à faible échelle ne peuvent découvrir du fait de leur très rare occurence.
    [^AMM]:  Par exemple, le mécanisme qui aboutit à une autorisation de mise sur le marché français est détaillé sur le site du ministère de l’agriculture
  7. http://www.who.int/water_sanitation_health/dwq/chemicals/pyriproxyfen/en/ 
  8. http://www.who.int/water_sanitation_health/water-quality/guidelines/chemicals/pyriproxyfen-background.pdf?ua=1 
  9. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un fabricant de pesticides ait une relation commerciale, c’est-à-dire qu’il vendent leurs produit à une firme agrochimique. Monsanto ne fait pas que des OGM et ses OGM ne sont pas nécessairement résistants aux insectes ravageurs — ou à tous les insectes ravageurs, c’est compliqué les OGM. 
  10. C’est évoqué sur le site du ministère de la santé ou celui de l’Institut Pasteur. Quand à l’utilisation de pyriproxyfène en Polynésie Française, les autorités sanitaires de celles-ci sont claires à ce sujet (En) : pas d’utilisation de pyriproxyfène. 
  11. Lire cet excellent article du Monde à ce sujet. 
  12. Un article très détaillé est disponible, en Anglais, ici
  13. Le « faux équilibre » consiste à présenter, dans un souci de neutralité, deux points de vue à égalité alors que, clairement, ils n’ont pas la même valeur. C’est par exemple le cas quand des journalistes opposent dans un débat des chercheurs des sciences du climat, armés de leurs observation scientifiques, et des négationnistes du réchauffement climatique, armés de leur théories de la conspiration, et de leurs croyances ou des biologistes ou des médecins d’un côté, et des pratiquants de médecines alternatives de l’autre. 
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Classé dans Science, Vulgarisation

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